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QuizyPod3 min read

After breast cancer, what is imaging follow-up for?

A patient comes back to the counter after her surveillance mammogram. She is waiting for a result, and she is worried. In the first episode of QuizyPod, Amel Fekir, a radiologist at IMEGA (Imagerie médicale du Gâtinais), explains how this follow-up works and what you can tell her.

Follow-up is not screening

After breast cancer, a patient is no longer part of screening. She enters follow-up, which has two goals.

"The aim is to detect both a local recurrence in the breast that was treated and any other cancer […] in the breast being monitored."

According to Amel Fekir, this follow-up combines a clinical exam, a mammogram, and an ultrasound every year.

France's organized screening program is for a different group: women aged 50 to 74 with no symptoms and no particular risk factors. It is offered every two years and combines a mammogram with a clinical breast exam. The images are read by a second radiologist (ameli.fr, page updated October 19, 2026). Outside this program, individual screening may be offered depending on age and risk factors, especially family history or genetics.

Mammogram, ultrasound, and sometimes MRI

The mammogram and the ultrasound are done every time. Ultrasound is better at analyzing dense breasts. It shows the scar more clearly and lets the radiologist examine the lymph nodes: axillary, infraclavicular, and internal mammary. It is also used to monitor the chest wall after a mastectomy, the flap after a reconstruction, or an implant.

MRI is a second-line exam. Amel Fekir lists several situations:

  • the clinical exam and the imaging do not agree;
  • the mammogram or ultrasound raises a doubt about recurrence;
  • the breasts are very dense and hard to analyze, and the multidisciplinary team meeting decides on MRI follow-up;
  • high-risk patients, such as those with a genetic predisposition (BRCA type) or who had cancer at a very young age;
  • a suspected recurrence, to assess its extent and look for other lesions to biopsy.

Treatment after-effect or recurrence: how the radiologist decides

The scar changes after surgery or radiation therapy, so the radiologist always compares with previous exams.

"We always need the previous exams, and the goal is to assess how the scar changes over time."

Many findings are benign and common, such as fat necrosis or certain calcifications. A nodule growing on the scar, on the other hand, shows up clearly on mammography and ultrasound. If a doubt remains, MRI and, if needed, a biopsy settle the question.

"We may indeed suggest a biopsy, but sometimes it's out of caution, to make sure we don't miss anything. It's not a very, very common case."

At the counter: what you can do

Amel Fekir puts it simply: waiting for a biopsy and its results is a hard time, and the imaging team can't change that. She offers the pharmacy team a few pointers:

  • Listen. "Your role will also be […] to really listen to them."
  • Explain why follow-up exists and what to expect from it. In her view, this is "quite often reassuring." A biopsy may also be suggested out of caution.
  • Encourage adherence. "It's important that they go to their exams, that they see the process through."
  • Point to a patient association. Some support women who have had breast cancer, with support groups.

Listen to the episode

The full interview lasts about seven minutes, in four questions, and is in French. It is also available on podcast platforms.

QuizyPod · Episode 1Suivi par imagerie après un cancer du sein, avec Amel Fekir

Pour Octobre rose, QuizyPod reçoit Amel Fekir, radiologue à IMEGA (Imagerie médicale du Gâtinais). Elle explique comment se déroule le suivi par imagerie après un cancer du sein, en quoi il diffère du dépistage organisé, quand l'IRM entre en jeu, comment distinguer les séquelles du traitement d'une récidive, et comment accompagner au comptoir une patiente inquiète après un examen de surveillance.

Episode transcript

# QuizyPod — Épisode 1 : le suivi par imagerie après un cancer du sein

Avec Amel Fekir, radiologue (IMEGA, Imagerie médicale du Gâtinais). Octobre rose.

Transcription légèrement éditée pour la lecture : les hésitations et les reprises ont été retirées, le sens n'a pas été modifié. Contenu destiné aux professionnels de santé ; il ne remplace pas un avis médical individuel.

[0:02]

QuizyPod : Bonjour et bienvenue sur QuizyPod. Aujourd’hui, nous allons écouter la radiologue Amel Fekir, du centre d’imagerie du Gâtinais, parler du suivi par imagerie après un cancer du sein.

Question 1 — Après un cancer du sein, quelle est la place de l’imagerie dans le suivi des patientes, et comment ce suivi se distingue-t-il du dépistage classique ?

[0:14]

QuizyPod : Alors, la première question est : après un cancer du sein, quelle est la place de l’imagerie dans le suivi des patientes, et comment ce suivi se distingue-t-il du dépistage classique ?

Amel Fekir : Donc le suivi par imagerie a une place centrale pour la patiente. Le but est de détecter à la fois une récidive locale sur le sein qu’on a traité, mais aussi un éventuel autre cancer, qui pourrait être controlatéral ou métachrone, dans le sein qu’on surveille. Donc on réalise toujours un examen clinique, et on fait toujours, en fait, une mammographie et une échographie chez chaque patiente.

Il est annuel, ce suivi, alors que le programme organisé, lui, dépiste une patiente tout-venant : soit par dépistage systématique de la Sécurité sociale, de 50 à 74 ans, soit individuel, en fonction de l’âge, des facteurs de risque, en particulier familiaux ou génétiques. Donc la différence, elle est essentiellement là.

Question 2 — Quels examens d’imagerie sont généralement effectués après un cancer du sein, et dans quelles situations a-t-on recours à l’IRM mammaire ?

[1:21]

QuizyPod : Ensuite, quels examens d’imagerie sont généralement effectués après un cancer du sein, et dans quelle situation a-t-on recours à l’IRM mammaire ?

Amel Fekir : Comme je l’ai dit, on réalise systématiquement une mammographie, l’échographie aussi. L’échographie permet de mieux voir, permet de mieux analyser le sein, surtout quand il est dense, quand on a des seins constitutionnellement denses. Elle permet de mieux préciser aussi, éventuellement, la cicatrice, en plus de la mammographie. C’est un examen qui permet d’analyser aussi les différentes loges ganglionnaires : axillaires, sous-claviculaires, mammaires internes.

C’est pour moi, en fait, un examen quand même important dans le suivi d’une femme traitée. Et on peut aussi surveiller la paroi chez les patientes qui ont eu une mastectomie, ou même regarder de plus près le lambeau quand la patiente a eu une reconstruction, voire dépister une complication sur une prothèse, si ça a été une reconstruction prothétique qui a été réalisée. Et en fait, l’IRM vient en seconde intention quand il y a une discordance, par exemple entre une anomalie clinique et qu’on ne retrouve rien en mammographie, en échographie, ou aussi quand, en mammographie ou en échographie, on a un doute sur une récidive.

Chez les patientes, en fait, qui ont des seins très denses et difficiles à analyser, on est parfois amené à décider en RCP de réaliser systématiquement une surveillance aussi en plus par IRM. Les patientes à risque, en particulier celles qui ont une prédisposition génétique, type par exemple BRCA, ou qui ont eu un cancer du sein très jeunes, souvent, elles sont aussi suivies par IRM en plus.

Et dès qu’on a une suspicion de récidive, pour préciser éventuellement l’extension, indiquer éventuellement la mastectomie, voir s’il n’y a pas d’autres lésions, une extension locorégionale, et d’autres lésions à biopsier. Donc ça, c’est central.

Question 3 — Après une chirurgie ou une radiothérapie, certaines modifications du sein sont visibles à l’imagerie. Comment distinguer les séquelles du traitement d’une anomalie qui pourrait évoquer une récidive ?

[3:22]

QuizyPod : Très bien, merci ! Après une chirurgie ou une radiothérapie, certaines modifications du sein sont visibles à l’imagerie. Comment distinguer les séquelles du traitement d’une anomalie qui pourrait évoquer une récidive ?

Amel Fekir : Alors, déjà, on a toujours besoin des examens antérieurs, et le but, c’est d’évaluer une évolution dans le temps de la cicatrice. Soit elle ne bouge pas du tout, soit il peut y avoir une évolution clinique, enfin clinique et mammographique, bénigne : on peut avoir ce qu’on appelle la cytostéatonécrose, des kystes qui sont calcifiés, ça, c’est très habituel. Et par contre, toute évolution préoccupante, parce qu’on a un nodule qui se développe sur la cicatrice, ou autre, là, par contre, ça, on le verra très bien en mammographie, voire en échographie, parce qu’on réalise l’échographie systématiquement en complément.

Et on va rechercher aussi des calcifications, qui pourraient être un signe de récidive aussi, mais pas toujours : on a aussi des calcifications bénignes, en particulier de cytostéatonécrose, qui peuvent se développer sur la cicatrice. On va regarder aussi la peau : souvent, en post-radique, on va avoir un épaississement, un œdème de la peau. En cas de doute, de toute façon, on complète toujours par l’IRM pour rechercher une prise de contraste en regard de la cicatrice de tumorectomie, ou en regard de la paroi de mastectomie, en sachant que dans les mois suivant une chirurgie, il peut y avoir une prise de contraste qui est physiologique, dans le contexte post-thérapeutique.

Et donc nous, on doit rechercher des anomalies morphologiques associées, une évolution dans le temps, et au moindre doute, on réalise une biopsie. Donc ça peut être une période un peu difficile pour une patiente, parce qu’on n’a pas forcément toutes les réponses en mammo et en échographie, mais dans la majeure partie des cas, c’est le cas. Et on peut être amené effectivement à proposer une biopsie, mais c’est aussi parfois par prudence, pour être sûr de ne rien louper.

Ce n’est pas un cas très, très fréquent.

Question 4 — Quels conseils donneriez-vous pour accompagner une patiente qui revient au comptoir après un examen de surveillance et qui s’inquiète du résultat ?

[5:30]

QuizyPod : Et enfin, quel conseil donneriez-vous pour accompagner une patiente qui revient au comptoir après un examen de surveillance et qui s’inquiète du résultat ?

Amel Fekir : Alors, c’est pas évident. Nous, on informe comme on peut quand on les voit. C’est sûr qu’on essaie d’accueillir au mieux leur inquiétude, mais de toute façon… Voilà, on leur explique pourquoi on réalise le suivi, et quels sont les résultats complémentaires qui peuvent être attendus en fonction de ce suivi, et c’est quand même assez souvent rassurant. Maintenant, pour être sûr à 100 %, quand on a le moindre doute, on peut être amené à faire une biopsie, et il y a une période d’attente de la biopsie et des résultats anatomopathologiques : ça, on n’y peut rien.

On peut aussi, peut-être, les orienter vers des associations qui ont l’habitude, en fait, d’épauler des femmes qui ont eu un cancer du sein, avec des groupes de parole, etc. Ça, je pense que ça peut être une bonne piste. Après, votre rôle, ça va être aussi quand même, je pense, de leur apporter effectivement une écoute, et de les convaincre aussi de l’observance, de la compliance aux examens.

C’est important qu’elles aillent à leurs examens, qu’elles aillent au bout de la démarche. Et voilà : à partir du moment où on fait un suivi, c’est que potentiellement, il peut y avoir malheureusement des signes de récidive, et puis voilà, on est obligé d’aller au bout des choses et de faire des examens un peu poussés.

Conclusion

[6:53]

QuizyPod : Merci, Amel Fekir. Merci à vous pour votre écoute, et à bientôt pour un nouvel épisode de QuizyPod.

For healthcare professionals. This is not individual medical advice. Amel Fekir's remarks were collected by Quiz.Coach, lightly edited for reading, and translated from French.

Read the sources

ameli.fr, « Dépistage organisé du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans », mise à jour du 19 octobre 2026 (opens in a new tab)

INCa – Le programme de dépistage organisé des cancers du sein (opens in a new tab)